L’avare
« Harpagon court, rit, danse. Il fête son argent ! L’avare est le personnage heureux d’une farce horrible », dit Catherine Hiegel. Son amour de l’argent, cette passion dévorante, aveuglante, le conduit même à sacrifier ses enfants, Élise et Cléante, qui vivent dans le dénuement malgré la richesse immense de leur père. Il destine sa fille à son voisin Anselme sur l’argument irréfutable que ce dernier la prend « sans dot », et s’apprête lui-même à épouser Mariane, dont Cléante est épris.
Amasser l’argent est son seul plaisir, l’objet de toute son attention et de son inquiétude alors qu’il ne songe jamais à en jouir. Lorsqu’on lui dérobe son trésor, sa cassette, Harpagon voit sa vie s’écrouler. Pour Catherine Hiegel, « L’Avare est la comédie noire de l’argent qui rend fou, qui conduit au crime, au suicide. »
De Molière
Mise en scène de Catherine Hiegel
Avec Dominique Constanza (Frosine), Christian Blanc en alternance avec Nicolas Lormeau (Maître Simon et Le Commissaire), Denis Podalydès (Harpagon), Jérôme Pouly (Maître Jacques), Serge Bagdassarian (Anselme), Stéphane Varupenne (Valère), Nâzim Boudjenah (La Flèche), Julie-Marie Parmentier (Elise)

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